Juste avant de
demander un franchissement inquiétant, il peut être utile de
resserrer les liens de la confiance, en proposant d'abord au
cheval quelques difficultés progressives. Un objet bizarre
qu'on lui laisse flairer, une barre ou une bâche au sol sur
laquelle on l'amènera lentement, en le laissant poser le nez
au sol. Rassuré par vos bonnes manières, il abordera ensuite
en confiance la "vraie" difficulté.
Cette procédure est indispensable si vous montez au pied
levé un cheval qui ne vous connaît pas, ou si vous voulez
embarquer sans problème un poulain qui ne l'a jamais fait.
Pensez aussi à y recourir juste avant un parcours de Loisir,
de TREC, et même de dressage, si vous craignez un écart
devant la cabane du jury!
La confiance à pied
La présence d'un
maître d'école peut faciliter l'acquisition d'une
expérience. Mais elle ne développera pas la confiance dans
le cavalier... Aussi est-ce plutôt à vous de jouer ce rôle,
en passant devant, à pied, quand l'inquiétude est trop
forte. Mais auparavant, habituez votre cheval à vous suivre,
en main, lorsque rien ne l'inquiète. Si vous ne descendez
qu'en cas de panique, la confiance n'aura pas eu le temps de
s'installer, et il trouvera votre comportement trop louche
pour être honnête !
En main, le cérémonial est le même qu'en selle : savoir
attendre, en donnant au cheval une impression de liberté.
S'il a peur d'un tas de bois, allez vous asseoir dessus, et
sans tirer sur la longe (longue d'au moins 3 mètres),
attendez que votre grand timide vienne flairer le monstre...
Attention à ne pas le laisser brouter, ce qui le
détournerait de son "devoir d'inspection", et prolongerait
l'attente.
ARTICLE
PROPOSE PAR
Véronique de SAINT VAULRY
Peintre, sculptrice, et auteure des livres
"Le Cheval d'extérieur" et "Communiquer
avec son cheval".
Rédactrice
pour
Cheval Magazine.
www.saintvaulry.com