Lors du choix d’un compagnon à quatre pattes, le chien est souvent choisit pour
pouvoir se promener avec lui. Le chat, solitaire dit-on, ne se prêtant soit
disant pas à cet exercice. Pourtant, de nombreux témoignages contredisent cette
idée reçue.

Il est 18 h. Aragon, un mâle castré
de 7 ans, attend impatiemment sa propriétaire, Delphine, pour partir en balade.
Il fait des aller-retour entre la maison et la rue, la queue dressée, et pousse
des miaulements plaintifs si l’attente se prolonge.
Comme Aragon, de nombreux chats partent quotidiennement en balade avec leur
propriétaire. « Nous allons tous les soirs jusqu’au parc au bout de la rue, puis
nous faisons demi-tour. Il me suit partout, c’est un vrai chien !* », témoigne
Delphine.
L’heure de départ et le trajet sont toujours les mêmes. En chemin, Aragon
renifle, se frotte, fait ses besoins et inspecte les moindres recoins de
l’impasse, le tout sans quitter sa propriétaire des yeux.
Nous sommes loin de l’image traditionnelle du chat faisant la sieste, lové sur
le canapé du salon. Seules les griffures, dont il gratifie certains arbres pour
marquer son territoire, nous rappellent qu’Aragon se prend bien pour un chat.
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Indispensables
à la balade |
Certaines conditions sont
essentielles à la pratique de cette activité :
- Le chat doit si possible avoir été
habitué très jeune à cet exercice et être très attaché à la personne avec
laquelle il se promène.
- Il faut tenir compte de la
personnalité de votre chat. Sa sensibilité peut ne pas correspondre à ce rituel.
Un matou coutumier du grand air se montrera très réceptif pour ce petit moment
convivial avec son propriétaire. Tandis qu’un chat craintif ne cherchera qu’à
retrouver la sécurité de votre foyer.
- Enfin, habiter près d’un espace vert à l’abri des voitures (ou des passages
trop fréquents) avec des refuges en hauteur est un plus, mais pas une nécessité
absolue.
Pendant la balade, laisses et
harnais rassurent le propriétaire qui pense pouvoir surveiller
le chat et intervenir en cas de danger. Pourtant, ces
accessoires rebutent souvent les chats et doivent rester
occasionnels, car ils entraînent un stress chez l’animal qui ne
peut s’enfuir ou risque de s’étrangler en cas de panique.
« J’avais
acheté un très beau harnais bleu pour Aragon. Mais après plusieurs batailles
pour le mettre sur son dos, il m’a fallut renoncer à l’utiliser », raconte
Delphine. « Finalement, Les balades se font sans harnais, et tout se passe
très bien ».
Une relation
de confiance et de compréhension mutuelle sont les outils les plus fiables pour
instaurer une promenade sereine.
Des solutions pour transporter minou au lieu de
promenade existent. On peut par exemple placer le chat dans un panier adapté ou
utiliser des moyens plus originaux.
« J’habite dans un studio au cinquième étage.
Je transporte Filou dans ma veste à fermeture éclair jusqu’au square, puis le
libère une fois arrivés », nous dit Caroline, une autre adepte de cette
activité.
Si vous craignez toutefois de perdre
votre petit compagnon, un collier élastique peut être utilisé chez les chats
habitués très jeunes à en porter. Vous pourrez alors y accrocher une clochette
et une adresse pour le repérer et permettre son identification.
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* Les
Chats-chiens
Les
chats qui suivent leurs propriétaires
partout, y compris en dehors des balades
(comportement communément attribué aux
chiens), ont généralement été séparés trop
tôt de leur mère. Au cours de leur
croissance, les chatons traversent plusieurs
phases. La première d’entre-elles,
l’attachement, débute dès la naissance et
devient plus fort au fur et à mesure que les
sens des chatons se développent. A ce stade,
séparer des jeunes de leur mère déclenche
une détresse importante chez ces animaux.
Ils recherchent alors un substitut affectif,
une nouvelle figure d’attachement, auprès
des humains qui les adoptent ou des animaux
avec lesquels ils grandissent. C’est
pourquoi il nous arrive parfois de croiser
dans un parc un promeneur suivi de son
chien… et de son chat ! |
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ARTICLE
PROPOSE PAR |
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Cynthia Gauthier
comportementaliste
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