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LE CHAT AU QUOTIDIEN

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Permettre au chat de vivre en liberté :
un vrai cadeau !

Par Florence Cailliot-d'Ivernois, comportementaliste

Le chat est un animal qui traîne avec lui la très tenace réputation de pouvoir vivre heureux seul en appartement, et pourtant ! Le chat n’est pas une simple peluche, c’est un prédateur. Quelle est donc la surface de vie idéale ? Quelle liberté peut-on lui accorder ? Quelles restrictions peut-on lui imposer ? Et lorsqu’il s’échappe, que devient-il ?

En liberté naturelle

Plus de 9 millions de chats vivent en France, et tous n’ont pas la possibilité de courir les fourrés et d’avoir le luxe d’un territoire grand de 75 hectares. C’est la taille moyenne d’un territoire de chat entier auquel on ne fixe aucune restriction et qui se situe dans une zone géographique le permettant. La femelle, plus modeste, se contente de 4 hectares, qu’elle partage avec ses portées de chatons successives et ses filles, de génération en générations.

Évidemment, ce sont des valeurs maximum. Ceci se voit surtout dans des zones rurales où il y a suffisamment de place pour tous les chats de la région. En cas « d’affluence », c’est à dire quand il y a beaucoup de chats sur un même espace à partager, les territoires de chacun se réduisent petit à petit, et l’on se bat griffes sorties pour conserver tel passage et tel terrier de musaraigne.

En zone périurbaine (en banlieue pavillonnaire par exemple), la liberté de mouvements des chats est fonction des rencontres avec les autres chats. Il faut se faire une place, et un chat laissé libre peut très bien se retrouver cantonné dans la maison parce que le jardin est le territoire d’un autre matou qui n’a cure des convenances et des actes de propriétés établis par les humains.

En zone urbaine, les rares chats qui ont un accès libre à l’extérieur s’établissent des lieux de passage de prédilection, perchés le plus souvent, pour échapper aux voitures et aux piétons maladroits. Ils se restreignent eux-mêmes le plus souvent aux différents jardinets des environs, très habiles pour se trouver des coins à leur goût à l’abri des dangers de la ville.

Les risques de la liberté

En ville, le principal risque que cours votre chat n’est  pas – comme on le pense bien souvent – de se faire écraser par des voitures. En effet, le chat comprend rapidement le danger que la circulation représente et évite de se déplacer là où les voitures roulent vite. Généralement, le danger provient des autres habitations : votre minou baroudeur risque simplement de s’introduire chez quelqu’un qui aura laissé une porte ou une fenêtre ouverte et qui, n’ayant pas vu le chat, l’enfermera pour une période plus ou moins longue. Les moins chanceux se font piéger dans des caves où les passages se font rares, les plus chanceux trouveront logis chez une bonne âme qui se demandera d’où peut bien venir cet adorable chat qui s’installe chez elle comme s’il y avait toujours habité !

L’autre risque réside dans la concurrence : le domaine de vie n’est pas très grand, et les zones « habitables » pour les chats sont vite prisées. Les bagarres ne sont pas si fréquentes, car la plupart des chats citadins sont stérilisés (ce qui réduit considérablement leur agressivité). Mais l’absence de coups et de combats n’empêche pas une hiérarchie de s’établir et de se faire pourchasser et croquer les fesses par plus dominant ou plus costaud.

En zone pavillonnaire et en campagne, les risques sont plus nombreux, mais c’est le prix d’une liberté si chers à nos chers matous.

En plus des rencontres malheureuses avec les chats entiers qui ne font guère de cadeaux aux concurrents, il y a aussi les prédateurs naturels du chat (renards, belettes, chiens etc.).

Paradoxalement, les accidents avec les voitures sont plus fréquentes qu’en ville, car la circulation est moins dense, ce qui pousse le chat a être moins vigilants et à se laisser paresser sur les routes peu fréquentées (mais où l’on circule pourtant parfois trop vite !).

Le voisinage est un autre danger : entre ceux qui disposent des boulettes de viande empoisonnées pour évincer les renards et ceux qui n’apprécient pas du tout que votre chat vienne faire ses besoins dans son jardin (et qui sont capable d’une grande cruauté, il faut le dire), peu de répit pour votre adorable minou…

Enfin le pire qui puisse arriver à votre chat, mais qui est tout de même rarissime, notons-le, c’est le vol : pour peu qu’il soit très/trop beau et que sa fourrure attire l’œil ou qu’une personne peu scrupuleuse se l’approprie, et vous voilà privé(e) de votre compagnon. C’est sans parler des vols odieux qui se produisent pour fournir en chats cobayes les laboratoires pharmaceutiques.

 

Il y a toujours des solutions !

Même lorsqu’on pense qu’on ne peux laisser sortir minou parce que l’espace ne le permet pas, on peut toujours trouver des astuces : une cage d’escalier, un accès aux toits, un balcon, un jardinets en bas de l’immeuble, une courette…il y a toujours des petites sorties possibles, à faire sous surveillance dans un premier temps, puis en indépendance par la suite.

Le meilleur service que l’on puisse rendre à notre chat est le LÂCHER PRISE et la CONFIANCE ! Bien sûr qu’il reviendra chez vous, surtout si vous lui avez appris à revenir quand vous l’appelez (en le récompensant par une gourmandise). Il reviendra d’autant plus facilement qu’il aura pu faire ses marques à l’extérieur. Évidemment, un chat qui n’a jamais mis une patte dehors et que ne sait pas comment se comporter face à un bruit inconnu ou une voiture roulant vers lui a bien des chances de mal réagir (en traversant sous les roues au lieu de rester sur le bas côté). Une seule parade : l’habituer à sortir pour qu’il ai la possibilité de faire cet apprentissage et donc de ne plus courir ce genre de risques. Mieux le chat connaît son environnement, mieux il s’y adapte et y est heureux. N’est-ce pas là ce que nous souhaitons tous pour notre chat ?

ARTICLE PROPOSE PAR

 
Florence Cailliot-d'Ivernois

Éthologue et comportementaliste
www.comportementaliste-chat.com

 

 

 

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