Un chat qui peut
sortir quand bon lui semble ne tardera pas à en profiter. A
peine la chatière installée, le voilà qu’il entre et sort jour
et nuit, sans se soucier de l’heure ni des convenances. Cette
liberté lui permet avant toute chose de vivre avec des horaires
« instinctifs ». Enfermé dans une maison ou un appartement, le
chat devra le plus possible se plier aux horaires de ses maîtres
(c’est à dire dormir la nuit). Avec l’accès libre à un jardin,
il sortira à l’aube et au crépuscule si possible, et parfois en
pleine nuit.

Le chat part de sa
maison pour différentes raisons : chasser, s’accoupler,
agrandir les limites de son territoire, visiter d’autres foyer
aussi. Il est très fréquent que le chat parte plusieurs jours et
ce, plusieurs fois dans l’année, alors que d’ordinaire, il
rentre toujours aux mêmes horaires. Parfois, une habitation à
quelques pâtés de maison lui aura semblé bien accueillante, et
il y restera tant qu’il y sera nourri. Il peut aussi s’y faire
enfermer si les personnes ne se sont pas rendues compte de sa
venue. Il arrive aussi que lors de l’agrandissement de son
territoire, il se soit retrouvé nez à nez avec un gros matou ou
un chatte dominante qui l’empêche tout bonnement de revenir sur
ses pas, même si c’est sur son propre territoire.
L’accouplement (le
plus souvent au printemps mais aussi en automne) fait
disparaître chats et chattes pendant au moins une semaine.
Au delà de 10-15
jours d’absence, on peut commencer à s’inquiéter de la
disparition de son chat.
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Le
jeu en vaut la chandelle |
Mais cette liberté
pleine de dangers est si précieuse que le jeu en vaut largement
la chandelle, et il serait dommage de priver un chat de cette
vie et de ses aléas, sous prétexte de le garder près de soi, en
sécurité. Nous-même passons notre temps a faire face aux dangers
de la vie quotidienne (nous risquons à tout instant des milliers
d’accidents en tout genre, de mauvaises rencontres, d’évènements
dramatiques), ce qui nous empêche pas de continuer à fonctionner
normalement et à sortir librement. Jamais nous ne songerions un
instant à rester enfermé chez nous sous prétexte qu’ainsi, il ne
nous arrivera rien ! Ce serait pure folie. C’est pourtant bien
ce qu’on impose à notre très cher compagnon. Ce faisant, nous le
privons pourtant d’une liberté essentielle à son équilibre
mental, physique et psychologique. En d’autre terme, on fait
courir autant de risques sinon plus à son chat en l’enfermant
qu’en le laissant libre de ses déplacements. Avec le temps, il
s’ennuie, et cet ennui le ronge doucement pour devenir
étouffant, frustrant, oppressant. Jusqu’à ce que ça se
transforme en comportements inadaptés et frénétique, voire de
véritables troubles du comportement (comportements compulsifs,
agressivité incontrôlée etc.). Alors, qu’y aura-t-on gagné ?