On aimerai tant pouvoir offrir
un copain de jeu à notre chat…mais voilà, on n’est pas sûr que
cela va fonctionner. Et pour cause, c’est un peu la roulette
russe ! Parfois les chats cohabitent très bien, et parfois,
c’est la catastrophe. Pourquoi ? Comment savoir si tel ou tel
chat sera un bon candidat à la cohabitation ? On ne « mélange »
pas les chats aussi facilement que ça…
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Le
chat : social ou solitaire ? |
Un chat a autant de probabilités de départ d’être social que solitaire.
Tout dépend de ses conditions
d’élevage dans l’enfance et de l’espace disponible.
Plus un chaton est entouré d’autres chatons et d’autres chats
adultes, plus il est capable de contacts sociaux et amicaux avec
les autres chats une fois devenu adulte.
Or, les chattes élèvent leurs
chatons en « chatonnerie », avec d’autres chattes, généralement
leurs premières filles, ou des sœurs, des tantes, des cousines.
Et les chatons grandissent avec d’autres chatons. Ils apprennent
donc à être des êtres sociaux.

Jusqu’à ce que ce soit l’âge de s’éloigner du camp familial pour
aller faire sa vie de chat adulte plus loin. S’il y a
suffisamment d’espace, ces chats redeviennent solitaires et
défendent leur territoire. Mais s’il n’y a pas assez d’espace,
les chats doivent continuer de cohabiter avec d’autres chats.
Un chaton retiré de sa portée
très tôt ou étant le fruit d’une portée unique a bien moins de
chance de devenir à l’âge adulte un chat social et sociable.
Lorsqu’on adopte un chaton
très jeune, et qu’on le fait vivre seul avec des humains pendant
plus de trois ans, il aura une capacité très limitée à supporter
l’arrivée d’un autre chat.
A l’inverse, si l’on adopte un
chat et qu’on le fait vivre d’entrée de jeu avec un ou plusieurs
autres chats, il supportera beaucoup plus facilement de partager
son territoire avec d’autres chats.
Mais tout ça relève également
et surtout d’une chimie très complexe que l’on peut
difficilement expliquer. L’entente entre chats ne diffère pas de
l’entente entre humains : c’est une histoire d’atomes crochus,
et on ne peut forcer des individus à s’apprécier s’ils ne le
veulent pas... Au mieux on réussi à en faire de grands copains.
Au pire, l’entente ne se fera jamais et il faudra envisager de
se séparer de d’un des chats.
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Faire les présentations : |
Il faut procéder par étapes :
laisser le premier chat dans une pièce pendant 2-3 jours (le
premier sentira déjà sa présence via les odeurs qui circulent).

Puis laisser le chat découvrir
les autres pièces au fur et à mesure, une à deux heures sous
surveillance. Ne soyez pas surpris par les réactions du premier
chat : il crachera sûrement à la vue de cet intrus, grondera,
donnera peut être des coups de pattes... c’est classique !
Cela
peut durer quelques jours. N’intervenez pas et ne les touchez
pas lors des rencontres, car le stress peut rendre agressif.
Puis on allonge ce temps d’exploration (de quelques heures à une
journée), tout en remettant le chat dans sa pièce la nuit pour
laisser à l’autre chat le temps de « récupérer » et de refaire
ses marques. Cela peut durer une bonne semaine. Parfois, un jour
ou deux suffisent.
Passée cette
premiers temps, on ouvre toutes les
portes et on laisse les choses se faire. Si l’un des chats
montre des signes évident d’anxiété lié à cette cohabitation, il
ne faut pas hésiter à l’enfermer dans « sa » pièce quelques
heures pour le laisser se reposer sans avoir à guetter les aller
et venues et agissements de l’autre chat : c’est très fatiguant
et stressant pour lui. Il appréciera de pouvoir dormir sur ses
deux oreilles et ne souffrira pas de se sentir « exclu », au
contraire : il se sentira maître des lieux et tranquille.
Malgré toutes ces
recommandations, ce n’est pas la façon dont on gère la première
rencontre entre chats qui sera déterminante pour leur
cohabitation future. On pourrait très bien aussi les mettre en
présence l’un de l’autre d’entrée de jeu sans pour autant
améliorer ou détériorer leur entente future. Mais ces
précautions permettent de leur laisser le temps de s’habituer
l’un à l’autre en douceur, sans stress violents. Cela minimise
entre autre les risques de souillures d’anxiété.

Il faut attendre au moins 2
mois pour être fixé et savoir vraiment si la cohabitation se
fera ou pas. Il faut donc patienter et en les observant
tranquillement lors des rencontres, sans intervenir ni les
toucher pour ne pas les stresser.
La visite d’un(e)
comportementaliste peut vous permettre d’évaluer la situation et
d’arranger l’espace pour améliorer les choses.