COHABITATION

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Cohabitation entre chats : pas si évident que ça !

Par Florence Cailliot-d'Ivernois, comportementaliste
www.comportementaliste-chat.com

On aimerai tant pouvoir offrir un copain de jeu à notre chat…mais voilà, on n’est pas sûr que cela va fonctionner. Et pour cause, c’est un peu la roulette russe ! Parfois les chats cohabitent très bien, et parfois, c’est la catastrophe. Pourquoi ? Comment savoir si tel ou tel chat sera un bon candidat à la cohabitation ? On ne « mélange » pas les chats aussi facilement que ça…

Le chat : social ou solitaire ?

Un chat a autant de probabilités de départ d’être social que solitaire. Tout dépend de ses conditions d’élevage dans l’enfance et de l’espace disponible.
Plus un chaton est entouré d’autres chatons et d’autres chats adultes, plus il est capable de contacts sociaux et amicaux avec les autres chats une fois devenu adulte.

Or, les chattes élèvent leurs chatons en « chatonnerie », avec d’autres chattes, généralement leurs premières filles, ou des sœurs, des tantes, des cousines. Et les chatons grandissent avec d’autres chatons. Ils apprennent donc à être des êtres sociaux.

 


Jusqu’à ce que ce soit l’âge de s’éloigner du camp familial pour aller faire sa vie de chat adulte plus loin. S’il y a suffisamment d’espace, ces chats redeviennent solitaires et défendent leur territoire. Mais s’il n’y a pas assez d’espace, les chats doivent continuer de cohabiter avec d’autres chats.

Un chaton retiré de sa portée très tôt ou étant le fruit d’une portée unique a bien moins de chance de devenir à l’âge adulte un chat social et sociable.

Lorsqu’on adopte un chaton très jeune, et qu’on le fait vivre seul avec des humains pendant plus de trois ans, il aura une capacité très limitée à supporter l’arrivée d’un autre chat.

A l’inverse, si l’on adopte un chat et qu’on le fait vivre d’entrée de jeu avec un ou plusieurs autres chats, il supportera beaucoup plus facilement de partager son territoire avec d’autres chats.

Mais tout ça relève également et surtout d’une chimie très complexe que l’on peut difficilement expliquer. L’entente entre chats ne diffère pas de l’entente entre humains : c’est une histoire d’atomes crochus, et on ne peut forcer des individus à s’apprécier s’ils ne le veulent pas... Au mieux on réussi à en faire de grands copains. Au pire, l’entente ne se fera jamais et il faudra envisager de se séparer de d’un des chats.

Faire les présentations :

Il faut procéder par étapes : laisser le premier chat dans une pièce pendant 2-3 jours (le premier sentira déjà sa présence via les odeurs qui circulent).

Puis laisser le chat découvrir les autres pièces au fur et à mesure, une à deux heures sous surveillance. Ne soyez pas surpris par les réactions du premier chat : il crachera sûrement à la vue de cet intrus, grondera, donnera peut être des coups de pattes... c’est classique ! Cela peut durer quelques jours. N’intervenez pas et ne les touchez pas lors des rencontres, car le stress peut rendre agressif.
Puis on allonge ce temps d’exploration (de quelques heures à une journée), tout en remettant le chat dans sa pièce la nuit pour laisser à l’autre chat le temps de « récupérer » et de refaire ses marques. Cela peut durer une bonne semaine. Parfois, un jour ou deux suffisent.

Passée cette premiers temps, on ouvre toutes les portes et on laisse les choses se faire. Si l’un des chats montre des signes évident d’anxiété lié à cette cohabitation, il ne faut pas hésiter à l’enfermer dans « sa » pièce quelques heures pour le laisser se reposer sans avoir à guetter les aller et venues et agissements de l’autre chat : c’est très fatiguant et stressant pour lui. Il appréciera de pouvoir dormir sur ses deux oreilles et ne souffrira pas de se sentir « exclu », au contraire : il se sentira maître des lieux et tranquille.

Malgré toutes ces recommandations, ce n’est pas la façon dont on gère la première rencontre entre chats qui sera déterminante pour leur cohabitation future. On pourrait très bien aussi les mettre en présence l’un de l’autre d’entrée de jeu sans pour autant améliorer ou détériorer leur entente future. Mais ces précautions permettent de leur laisser le temps de s’habituer l’un à l’autre en douceur, sans stress violents. Cela minimise entre autre les risques de souillures d’anxiété.

Il faut attendre au moins 2 mois pour être fixé et savoir vraiment si la cohabitation se fera ou pas. Il faut donc patienter et en les observant tranquillement lors des rencontres, sans intervenir ni les toucher pour ne pas les stresser.

La visite d’un(e) comportementaliste peut vous permettre d’évaluer la situation et d’arranger l’espace pour améliorer les choses.

ARTICLE PROPOSE PAR

 
Florence Cailliot-d'Ivernois

Éthologue et comportementaliste
www.comportementaliste-chat.com

 

 

 

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