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Priorité à celui qui n'investit plus l'espace |
Il faut avant tout aménager l’espace. La priorité, c’est de
permettre au chat qui semble vivre le plus mal cette
cohabitation de pouvoir se réfugier en hauteur. On dégage les
hauts d’armoires, de placards, d’étagères de bibliothèques etc.
Un refuge en hauteur dans chaque pièce est idéal. Le chat doit
pouvoir y grimper mais surtout en descendre. Pour cela il doit y
avoir une surface plane assez grande à mi-hauteur entre le haut
de l’armoire et le sol (une table, un guéridon, une étagère
vide, etc.) Cela doit faire au moins 30 à 40 cm² et ne pas être
glissant.

On va également veiller à aménager l’espace-temps, c’est à dire
qu’on les laisse les chats dans des pièces différentes, et on
organise des rencontres à des horaires précis (c’est très
rassurant pour tout le monde).
Un seul lieu de rencontre suffit (le salon par exemple). Ce sera
une « zone tampon ». Le reste de la maison doit être
« partagée » avec un lieu attitré pour chaque chat. Et
Attention, pas d’échange arbitraire de territoire !
Enfin, pour les litières, une dans chaque territoire de chat si
les choses ne se passent pas très bien, sinon, une litière pour
deux chats est très suffisant. Mais cette litière doit être dans
un lieu qui ne soit pas enclavé (c’est le cas des WC par
exemple), permettant au chat de partir vite et de ne pas être
coincé si l’autre arrive. Sinon, le chat risque de choisir un
autre lieu d’évacuation, moins inquiétant pour lui !
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Quand la « mayonnaise » ne prend pas |
Une mauvaise entente entre chats est insupportable à vivre,
autant pour les chats que pour leur maîtres. Bagarres,
feulements, souillures de stress, et puis la maison que l’on
finit par couper en deux, les portes que l’on doit fermer en
permanence…une véritable galère ! Dans ces cas là, il vaut mieux
envisager de confier l’un des chats à un autre foyer. C’est
aussi ça, d’aimer son/ses chats : c’est de ne pas les
contraindre à cohabiter quand ils n’y parviennent pas. C’est une
source de stress si intense que cela rend malade les chats : ils
contractent plus rapidement des maladies tels que le cancer,
l’hypertension, l’insuffisance rénale, les cystites etc.

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Les
cohabitations qui ont le plus de chances de
fonctionner : |
Des chats habitués à cohabiter ou à fréquenter d’autres chats
Des chats jeunes (moins de 2 ans : l’attrait du jeu et la
curiosité est parfois plus forte que la peur + encore malléables
pour de nouvelles situations.)
Deux chats de même sexe. Pas de mélanges stérilisés/non
stérilisés
Deux chatons d’une même portée, ou deux copains dans un même
refuge
Une chatte mère et un très jeune chaton (si on lui présente pour
la première fois le chaton par derrière et non face à elle !)
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Les
cohabitations qui généralement finissent mal : |
Un vieux chat (plus de 10 ans) et un chaton (plein de vie, qui
n’aura de cesse d’enquiquiner le plus vieux).
Un chat entier et un chat castré
Deux chats mâles entiers
Un chat adulte vivant seul depuis son enfance et un chaton ou un
jeune adulte.
Un « chat-chien », c’est à dire un chat élevé par des humains
uniquement et qui ne sait peut-être même pas qu’il est un chat
(!) et un chaton ou un jeune adulte.
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Les
signes d’une bonne cohabitation : |

les chats se battent sans se faire mal, ils échangent seulement
des coups de pattes
ils dorment ensemble ou dans la même pièce ou sur le même lit
ils se lèchent mutuellement, occasionnellement ou souvent
ils dorment d’un vrai sommeil (sans avoir l’air de guetter en
permanence)
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Les
signes d’une mauvaise cohabitation : |
Le premier signe qui
doit vous alerter, c'est l'occupation de l'espace : si l'un des
chats n'investit plus autant l'espace qu'avant, et qu'il se
déplace sur un espace de plus en plus réduit, c'est mauvais
signe.
Les autres signes sont les suivants :
Un des chats se fait agresser en permanence
Un des chats est contraint de vivre caché ou toujours au même
endroit
Les bagarres sont bruyantes (beaucoup de cris) mais rares
Pour conclure : Il faut parfois accepter que les choses
ne se déroulent pas comme on le souhaiterai, et il vaut mieux
faire adopter l'un des chats que d'obliger les deux chats à une
cohabitation qu'ils vivent mal et qui les rendent malheureux...