COHABITATION

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Cohabitation entre chats : quand ça va mal

Par Florence Cailliot-d'Ivernois, comportementaliste
www.comportementaliste-chat.com

 

Priorité à celui qui n'investit plus l'espace

Il faut avant tout aménager l’espace. La priorité, c’est de permettre au chat qui semble vivre le plus mal cette cohabitation de pouvoir se réfugier en hauteur. On dégage les hauts d’armoires, de placards, d’étagères de bibliothèques etc. Un refuge en hauteur dans chaque pièce est idéal. Le chat doit pouvoir y grimper mais surtout en descendre. Pour cela il doit y avoir une surface plane assez grande à mi-hauteur entre le haut de l’armoire et le sol (une table, un guéridon, une étagère vide, etc.) Cela doit faire au moins 30 à 40 cm² et ne pas être glissant.

On va également veiller à aménager l’espace-temps, c’est à dire qu’on les laisse les chats dans des pièces différentes, et on organise des rencontres à des horaires précis (c’est très rassurant pour tout le monde).

Un seul lieu de rencontre suffit (le salon par exemple). Ce sera une « zone tampon ». Le reste de la maison doit être « partagée » avec un lieu attitré pour chaque chat. Et Attention, pas d’échange arbitraire de territoire !

Enfin, pour les litières, une dans chaque territoire de chat si les choses ne se passent pas très bien, sinon, une litière pour deux chats est très suffisant. Mais cette litière doit être dans un lieu qui ne soit pas enclavé (c’est le cas des WC par exemple), permettant au chat de partir vite et de ne pas être coincé si l’autre arrive. Sinon, le chat risque de choisir un autre lieu d’évacuation, moins inquiétant pour lui !

Quand la « mayonnaise » ne prend pas

Une mauvaise entente entre chats est insupportable à vivre, autant pour les chats que pour leur maîtres. Bagarres, feulements, souillures de stress, et puis la maison que l’on finit par couper en deux, les portes que l’on doit fermer en permanence…une véritable galère ! Dans ces cas là, il vaut mieux envisager de confier l’un des chats à un autre foyer. C’est aussi ça, d’aimer son/ses chats : c’est de ne pas les contraindre à cohabiter quand ils n’y parviennent pas. C’est une source de stress si intense que cela rend malade les chats : ils contractent plus rapidement des maladies tels que le cancer, l’hypertension, l’insuffisance rénale, les cystites etc.

Les cohabitations qui ont le plus de chances de fonctionner :

Des chats habitués à cohabiter ou à fréquenter d’autres chats
Des chats jeunes (moins de 2 ans : l’attrait du jeu et la curiosité est parfois plus forte que la peur + encore malléables pour de nouvelles situations.)
Deux chats de même sexe. Pas de mélanges stérilisés/non stérilisés
Deux chatons d’une même portée, ou deux copains dans un même refuge
Une chatte mère et un très jeune chaton (si on lui présente pour la première fois le chaton par derrière et non face à elle !)

 

Les cohabitations qui généralement finissent mal :

Un vieux chat (plus de 10 ans) et un chaton (plein de vie, qui n’aura de cesse d’enquiquiner le plus vieux).
Un chat entier et un chat castré
Deux chats mâles entiers
Un chat adulte vivant seul depuis son enfance et un chaton ou un jeune adulte.
Un « chat-chien », c’est à dire un chat élevé par des humains uniquement et qui ne sait peut-être même pas qu’il est un chat (!) et un chaton ou un jeune adulte.

Les signes d’une bonne cohabitation :

les chats se battent sans se faire mal, ils échangent seulement des coups de pattes
ils dorment ensemble ou dans la même pièce ou sur le même lit
ils se lèchent mutuellement, occasionnellement ou souvent
ils dorment d’un vrai sommeil (sans avoir l’air de guetter en permanence)

Les signes d’une mauvaise cohabitation :

Le premier signe qui doit vous alerter, c'est l'occupation de l'espace : si l'un des chats n'investit plus autant l'espace qu'avant, et qu'il se déplace sur un espace de plus en plus réduit, c'est mauvais signe.

Les autres signes sont les suivants :

Un des chats se fait agresser en permanence
Un des chats est contraint de vivre caché ou toujours au même endroit
Les bagarres sont bruyantes (beaucoup de cris) mais rares

Pour conclure : Il faut parfois accepter que les choses ne se déroulent pas comme on le souhaiterai, et il vaut mieux faire adopter l'un des chats que d'obliger les deux chats à une cohabitation qu'ils vivent mal et qui les rendent malheureux...

ARTICLE PROPOSE PAR

 
Florence Cailliot-d'Ivernois

Éthologue et comportementaliste
www.comportementaliste-chat.com

 

 

 

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