Ces abeilles qui nous soignent…
Il y a une
fascinante pratique chez les abeilles. Elles butinent le jus
sucré sécrété par les glandes nectarifères des fleurs. Ce nectar
qui contient de l’eau va être concentré dans la ruche pour
fabriquer le miel, réserve énergétique des abeilles. Vous avez
sûrement observé des abeilles pratiquant un vol stationnaire,
tels de petits hélicoptères, après le butinage. C’est lors de
cette phase de vol qu’elles régurgitent des gouttelettes de
nectar qu’elles passent de patte en patte pour humidifier les
pelotes portées par les pattes postérieures. Le pollen, qui
n’adhère que faiblement aux poils du corps, est projeté sur les
pelotes par le courant d’air généré par le battement des ailes.
La vibration du corps pendant le vol va compacter le pollen dans
les corbeilles. Lors de ces opérations, un ensemencement en
bactéries est pratiqué par l’abeille. Cette technique, digne de
l’industrie alimentaire, est en fait maîtrisée par l’abeille
depuis plusieurs millions d’années.
Par
chantal Pinoy-Meert
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Petites ouvrières infatigables au service de notre
santé |
Voici des
millénaires que l’homme connaît et utilise les vertus curatives
des produits de la ruche. Les médecins indiens en ont parlé
trois mille ans avant notre ère, les Mésopotamiens peu de temps
après. On a retrouvé mention du miel et de la cire utilisés
comme médicaments sur le papyrus Ebers, l’une des sources
d’information les plus fiables à propos des pratiques médicales
de cette époque datant de 1700 avant J.C. On y trouve même les
détails de préparations à base de miel destinées à lutter contre
les affections oculaires, intestinales ou rénales, ainsi que les
troubles de la circulation sanguine.
À Babylone, selon des textes médicaux assyriens, le miel était
utilisé en friction et en ophtalmologie. Les philosophes grecs
Démocrite, Pythagore et Xénon, qui vécurent très vieux, lui
attribuaient leur longévité, et Hippocrate, le père de la
médecine, reconnaissait au miel un grand nombre de vertus
thérapeutiques aussi bien en usage interne qu’externe.
Il n’y a pas que le miel qui soigne, tous les produits de la
ruche, pollen, gelée royale, propolis, venin… ont des vertus
thérapeutiques. Les propriétés de chacun de ces produits ont été
passées au crible des analyses scientifiques qui ont confirmé ce
que l’intuition et l’expérience des anciens affirmaient. Les
teneurs en vitamines, oligo-éléments, sels minéraux, enzymes,
protides, glucides, lipides,… ont été minutieusement déterminées
et ont permis de comprendre les mécanismes des différentes
actions thérapeutiques des produits de la ruche.
Si vous êtes
sujet au rhume des foins, rien que le mot vous fait frissonner…
Pourtant il faut connaître les deux modes les plus courants de
pollinisation :
1. l’entomophilie, pollinisation par les insectes :
De tout temps les insectes ont choisi les pollens les plus
intéressants pour se nourrir, les plantes ayant de « mauvais »
pollens ont des chances beaucoup plus aléatoires de se
multiplier. Le principe de la sélection naturelle a fait que
chaque plante a développé pour s’assurer une bonne reproduction
le pollen le plus attractif pour l’insecte. Ces pollens sont
parfaitement alimentaires, l’homme en a consommé de tout temps
et certainement avant d’être homme puisque nos cousins les
grands singes, dans le berceau africain de l’humanité, sont
habitués à consommer des rayons d’abeilles remplis de pollen
ainsi que les nids d’abeilles solitaires également pleins de
pollen. Il est évident qu’il fait partie de la nourriture la
plus primitive de l’homme. Toute l’évolution de l’homme s’est
faite en présence des abeilles, elles-mêmes trente fois plus
vieilles que lui sur terre.
2. l’anémophilie, pollinisation par le vent :
Les pollens dispersés par voie aérienne sont ceux
généralement incriminables comme allergènes. Ceci étant, les
allergies ne cessent d’augmenter dans les pays industrialisés.
Relevant d’un dysfonctionnement immunitaire, il n’est pas normal
et donc notable que, de génération en génération, il y en ait de
plus en plus : surconsommation de produits laitiers et de
céréales, fragilisation de notre écosystème intestinal par les
antibiotiques et les aliments raffinés et plein de conservateurs
ne sont certainement pas étrangers au phénomène.
Lorsque l’on
parle des produits de la ruche tout le monde cite le miel, la
gelée royale, la cire et le pollen. Plus rares sont ceux qui
connaissent la propolis. C’est en observant la façon dont les
abeilles embaumaient les cadavres de leurs prédateurs morts à
l’intérieur de la ruche que les Égyptiens ont compris les
propriétés antibactériennes, antivirales et anti-inflammatoires
de cette substance, qualifiée depuis de véritable antibiotique
naturel.
Cette propolis aux qualités exceptionnelles, provient de la fine
pellicule résineuse recouvrant les bourgeons, c’est-à-dire
l’enveloppe avec laquelle les arbres protègent ce qu’ils ont de
plus précieux : leur descendance, leur futur. L’abeille la
récolte aux premiers jours du printemps et de l’automne et la
découpe en fragments à l’aide de ses mandibules pour la
transporter, comme le pollen, dans les corbeilles de ses pattes
postérieures. Elle la mélange ensuite à ses sécrétions
salivaires et à de la cire afin de former une sorte de mastic
qui va servir à boucher les trous, les fissures, assurer
l’étanchéité de son habitat et surtout le désinfecter en
permanence. Un tapis de propolis recouvre l’entrée afin de
nettoyer les pattes des butineuses à leur retour. Une véritable
pédiluve !
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thérapeute naturopathe |
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chantal Pinoy-Meert
Chemin Entre Deux
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