Quel
animal est l'humain ?
Par Florence Cailliot-d'Ivernois
Ethologue
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Caractéristiques zoologiques |
L'humain est un mammifère.
Cela signifie entre autre que c'est animal vertébré caractérisé
par la présence de mamelles, d'une peau généralement recouvertes
de poils, d'un coeur à quatre cavités, d'un encéphale (cerveau)
relativement développé. Le mamifère a une température constante
et une reproduction presque toujours vivipare (dont les petits
naissent complètement développés et sans qu'aucune membrane ne
les enveloppe).
L'humain est un hominidé : c'est un mammifère bipède, c'est
à dire qui se déplace avec deux membres seulement (ses deux
jambes).
C'est un animal omnivore, c'est à dire qu'il peut manger de tout. Selon les
régions où il habite et les ressources disponibles et la culture d'origine, il peut être plutôt
carnivore, pescivrore ou végétarien. Les interdits alimentaires sont uniquement
le fait de la culture.
La longueur de son appareil digestif le place dans la catégorie
des animaux frugivores, et non dans la catégorie des carnivores
ou des herbivores. Sa dentition amène à la même conclusion :
c'est typique des animaux quadrumanes qui sont adaptés à un
régime à base de fruits et légumes.
L'humain peut vivre dans presque toutes les régions du monde,
s'adaptant plus ou
moins facilement à tous types de climats. Le pôle Sud est le seul continent où
il n'y a pas d'habitants humains.
C'est un animal social, c'est à dire qu'il a besoin de vivre en groupe ou en
famille. Cependant, les scientifiques se divisent encore pour déterminer si la
famille humaine est un phénomène naturel ou purement culturel.
C'est un animal territorial, car il s'approprie, défend et marque son territoire
où qu'il aille et quel que soit l'espace qui lui alloué ou proposé. Quand un
groupe humain donné occupe une partie de terre bien définie, il
la considère comme son territoire. Comme chez les autres
animaux, les limites territoriales sont protégées en partie par
le fait de savoir que le propriétaire est prêt à défendre le
territoire, et en partie par l'agression directe.
L'humain est un être de communication. Les canaux de
communication qu'il emploie le plus sont la vision et l'ouïe. Il
utilise principalement la communication vocale (il émet des sons
articulés : les mots), mais aussi la communication non-verbale
(les lettres, les écritures) et para-verbale (tout ce qui
accompagne le verbal et qui change son sens : les intonations,
les regards etc.).
L'humain utilise le langage symbolique, mais il semble que
d'autres espèces en soi aussi capables (les abeilles par
exemple).
Sa sexualité a la caractéristique de ne dépendre d'aucune
saison, quoique l'été soit propice à un regain de production
d'hormones de désir chez les hommes.
Une des choses qui caractérise
le mâle de l’espèce humaine, c’est sa capacité de désir
permanent. C’est un réflexe. Tous les mâles de l’espèce humaine
pourraient faire l’amour tous les jours de leur vie. De plus,
dans l’espèce humaine, l’homme a du désir pour une femme qui
n’est pas forcément disponible.
La femme humaine a développé des mécanismes pour encourager
l'homme à la fidélité (et donc à sa protection et celle de
ses enfants) : les cycles menstruels de ses règles lui
permettent d'être sexuellement disponible la plupart du temps.
Le moment de l'ovulation est inconnu des femmes (alors qu'il est
annoncé chez la plupart des mammifères). Cela signifie qu'un
homme doit s'accoupler régulièrement avec la même femme pour
assurer la fécondation. Les chances faibles de fécondation pousse
l'homme à ne pas s'accoupler avec d'autres femmes.
Du point de vue de la théorie de l'évolution, les hommes et les
femmes devraient choisir des partenaires susceptibles
d'augmenter leurs chances de reproduction. Mais c'est
scientifiquement très compliqué de démontrer quelles sont les
caractéristiques qui mène aux choix du partenaire le plus
attirant...
Les femmes humaines donnent naissance à des rares enfants,
espacés généralement de deux ans environ. La tardive maturité
sexuelle en est une des causes. D'autre part, le petit de
l'homme est en grande impuissance à sa naissance, et la femme a
du mal à élever ses enfants sans aucune aide. Contrairement aux
autres primates, les bébés ne peuvent pas s'accrocher au poils
de la mère : il n'a pas suffisamment de force, ses pieds
n'ont pas la forme qu'il faut pour s'accrocher et la mère n'a
pas assez de poils.
Un enfant met deux fois plus de temps qu'un gorille ou qu'un
chimpanzé pour arriver au moment où ses membres peuvent soutenir
son corps.
Le cerveau du bébé est 4 fois plus gros que celui des autres
primates de même stature.
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ARTICLE
PROPOSE PAR |
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Florence
Cailliot-d'Ivernois
Éthologue et
comportementaliste
www.comportementaliste-chat.com |
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