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L'HUMAIN CET ANIMAL

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Le territoire chez l'humain

Par Florence Cailliot-d'Ivernois, éthologue
 

Marquer et défendre son territoire dans le règne animal

L'humain est un animal territorial, c'est à dire qu'il défend contre ses propres congénères et contre d'autres animaux un ou des espaces qu'il investit. On parle de territoire dans le règne animal sous deux conditions : il doit être marqué et défendu. Sinon, c'est un domaine de vie, où l'on cohabite pacifiquement avec d'autres espèces et où l'on y vit.

Les animaux déploient de grandes énergies pour marquer leur territoire : soit en chantant ou en criant (les oiseaux ou les singes par exemple), soit en déposant des substances odorantes (phéromones contenues dans des glandes sur les différentes parties du corps ou dans les urines et selles), soit en faisant des marques visibles (griffades, destructions, abattages d'arbres, grattement du sol).

D'autre part, les animaux défendent ce territoire contre leur propres congénères en se battant le plus souvent. Mais comme la Vie préfère la paix, ils préfèrent de loin repousser les "concurrents" par des marquages que par des combats (trop coûteux en énergie et trop dangereux).

Le territoire de l'humain

L'humain se conduit de la même façon : il s'approprie des espaces : sa maison, son jardin, sa voiture, son bureau, sa propriété, sa femme, son mari, ses enfants etc...qu'il tente par de nombreux moyens de marquer : en mettant des haies, des portes fermées à clés, des barrières, des grillages. Mais il marque aussi ces territoire en y posant des objets personnels, des symboles (drapeaux, symboles religieux, dessins) ou bien des écriteaux ("propriété privé", "M. Durant", "Chien méchant"). Il peut aussi signaler vocalement que ces territoire lui appartient ("ici, c'es chez moi", "poussez-vous de là, j'y étais").

Partout où nous nous déplaçons, nous nous approprions de nouveaux espaces pour en faire des territoires : un espace ou l'on va poser sa serviette pour bronzer (et on fait en sorte de ne pas empiéter sur les "territoires" voisins des autres serviettes), une place au cours d'une réunion (entre deux pauses ou sur plusieurs jours de formations par exemple, on tente de garder la même place, quitte à y laisser des effets personnels pour marquer la place), mais aussi des chaises dans des jardins publics (on prend parfois deux ou trois chaises supplémentaire pour y mettre un manteau, un sac etc...).

A l'échelle collective, les territoires sont les pays, que l'on défend contre les "étrangers" et que l'on cherche aussi parfois à étendre (d'où des invasions et de trop nombreuses guerres).

La territorialité selon les âges

Ce comportement inhérent à notre espèce (la défense et marquage du territoire) s'accentue à certains âges de la vie :

- l'enfance (les enfants se battent pour avoir une place précise, ou un objet, un lieu de la cour, ou pour empêcher leur maman de s'occuper d'autres enfants, etc...).

- L'adolescence est aussi très encrées dans cette notion de territoire (on n'entre pas comme on veut dans la chambre d'un adolescent) qui sera marqué de bien des façons (poster, images d'idoles, dessins, décorations très personnelles).

- La grande vieillesse voit renaître la notion de défense de territoire. Dans les maisons de retraites en particuliers, les personnes âgées sont souvent très attachées à leur chaise ou leur chambre et peuvent en arriver à se disputer pour un fauteuil...

Accepter et dépasser cela

Prendre conscience de cette part d'animalité en nous est le premier pas vers la liberté. En effet, l'espèce humaine est la seule à pouvoir ce libérer de ce déterminisme animal. Accepter cela puis aller au delà de ces comportement instinctifs (qui ont leur utilité cela dit) c'est en être en chemin vers un "renouveau". C'est passer de l'état d'Humain, à l'état d'Homme. C'est réaliser que rien ne nous appartient vraiment (à la mort, nous repartirons sans rien, n'est-ce pas ?). C'est donc partager les espaces sans se les approprier, c'est considérer chaque être comme un frère ou une soeur contre lequel on ne défend rien mais avec lequel on partage, c'est ne plus voir de différences entre les pays, les nations, les couleurs de peaux. C'est accepter la diversité (culturelle, religieuse, artistique...) sans se défendre de la différence et de L'autre. C'est un idéal vers lequel tend l'humain.
 

ARTICLE PROPOSÉ PAR

 Florence Cailliot-d'Ivernois
Éthologue et comportementaliste
www.comportementaliste-chat.com
Florence.divernois@free.fr

 

 

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