"Tous les
êtres sensibles ont le droit de vivre. Il est évident que les
mammifères, les oiseaux, les poissons ressentent le plaisir et
la douleur, et que par conséquent, ils n'aiment pas plus
souffrir que nous.
Lorsque l'on
utilise ces animaux de manière abusive dans le seul but de faire
du profit, même si on laisse de côté le point de vue bouddhiste,
on en est pas moins en contradiction avec les valeurs morales
élémentaires.
J'ajouterai
que celui qui n'éprouve pas la moindre hésitation ni la moindre
compassion en tuant un animal ou en le faisant souffrir aura
logiquement plus de mal qu'un autre à en éprouver pour ses
congénères.

Il est
toujours dangereux d'ignorer la souffrance d'un être, quel qu'il
soit, même s'il nous apparaît nécessaire de le sacrifier pour
être utile au plus grand nombre.
La nier, ou
éviter d'y penser, est une solution commode, mais cette attitude
ouvre les porte à tous les excès, comme on le voit pendant les
guerres. Elle détruit aussi notre propre bonheur.
Je le dis
souvent, l'empathie ou la compassion finissent toujours par nous
être bénéfiques. Certains font remarquer que, de toute façon,
les animaux s'entre-dévorent.
C'est exact,
mais on ne peut nier que les animaux qui mangent les autres ont
un comportement simple et direct : quand ils ont faim, ils
tuent, quand ils n'ont pas faim ils ne tuent pas.
On est loin de
l'attitude des hommes qui abattent des millions de vaches,
moutons, poulets et autres juste pour le profit."